Pollution des sols et pollution de l'air

Publié le par Promotion 2009-2010

2 compléments d'info suite à notre dernière session: merci à Patricia et Florence!!


Pollution des sols:
Notre avenir est-il dans les plantes?

La dépollution des sols par la chimie verte


 Des chercheurs de l'UMR6191 (CEA/CNRS/Univ Aix-Marseille2) de l'Institut de

biologie environnementale et de biotechnologie (Cadarache) et de l'INRA

(Montpellier), viennent de publier leurs résultats sur un potentiel nouvel outil

de dépollution des sols via un composé végétal : la nicotianamine.

La nicotianamine est responsable, dans les différentes parties de la plante,

du chargement, de la mobilisation et de la distribution de la forme ionique des

métaux tels que le fer, le zinc et le cuivre. Son mécanisme de synthèse vient

d’être découvert par les chercheurs du CNRS et de l’INRA, ceci ouvrant de

fortes potentialités à une optimisation de la synthèse de capteurs biologiques

de métaux lourds puisque la nicotianamine est capable de fixer les métaux lourds.

 

[28/09/09] Source : www.eco-et-mat.com

  

Source : Comité pour le Développement Durable en Santé
www.c2ds.eu




Pollution de l'air et chauffage au bois domestique:


Tout se complique: la prise en compte des enjeux globaux comme le changement climatique ne doit pas se faire au détriment d'enjeux plus locaux comme la qualité sanitaire de l'air que nous respirons....

 

Etude de l’INERIS sur la pollution du chauffage domestique au bois


Face au développement du bois énergie en France lié à la politique de lutte contre le changement climatique et de développement des EnR, l'Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques (Ineris) a réalisé pour le compte de l'ADEME une nouvelle étude1 sur l'impact du chauffage domestique au bois sur la pollution de l'air intérieur et extérieur.
Si le bois-énergie présente des atouts indéniables en termes d'émission de CO2, il peut en effet conduire à des émissions d'autres polluants atmosphériques : oxydes d'azote (NOx), monoxyde de carbone (CO), composés organiques volatils (COV), particules, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)… L'Ineris a donc cherché à qualifier et à quantifier l'impact de ces appareils en conditions réelles de fonctionnement. Il a réalisé pour cela des mesures à l'émission, à l'intérieur et à l'extérieur d'habitations situées en zones rurales et équipées de différents types de foyers plus ou moins récents. Outre les composés chimiques classiquement étudiés dans ce type d'étude comme les HAP, les aldéhydes et les COV, des traceurs spécifiques de la source ''combustion de biomasse'' ont également été analysés. Il s'agit du lévoglucosan et des méthoxyphénols.

Des performances globalement conformes à celles mesurées sur banc

Résultat, cette étude a permis de démontrer que dans les conditions réelles de fonctionnement, le rendement des installations est souvent plus élevé que celui observé lors d'essais sur banc du fait de l'échange et de la récupération de chaleur par le conduit. Mais ce rendement peut être affecté par de nombreux facteurs et notamment les caractéristiques d'installation, l'entretien des appareils et les conditions météorologiques…
Néanmoins les taux d'émissions de polluants obtenus pour cette étude sont globalement de même ordre de grandeur que les données obtenues lors de l'étude de l'Ineris effectuée sur banc d'essai en 2002 dans les mêmes conditions sauf pour le benzène et les particules dont les concentrations semblent moins élevées que prévu.

Un impact marqué mais difficilement quantifiable

En comparant les mesures effectuées dans la cour des habitations testées avec le bruit de fond alentour, les auteurs de l'étude concluent que la combustion de bois a un impact marqué sur la qualité de l'air en milieu rural. La présence de lévoglucosan et de méthoxyphénols l'atteste. De plus, les concentrations en particules et en benzène mesurées sont supérieures aux moyennes mensuelles connues sur place alors que le taux de NO2 est inférieur. Si cela confirme la présence d'une source ''non automobile'' de particules et de benzène sur les sites ruraux étudiés, l'étude n'a toutefois pas permis de quantifier précisément la contribution du bois-énergie.

À l'intérieur des maisons, les mesures ont été réalisées dans la pièce où le foyer était installé et dans une chambre à coucher. Cette étude démontre que le chauffage au bois a une influence variable sur l'ensemble des composés qui ont été étudiés : influence mineure pour le NO2 et le CO, notable pour les particules et majeure pour le benzène et les HAP. Les concentrations mesurées restent cependant de l'ordre des concentrations moyennes habituellement rencontrées dans les logements.

Les concentrations en traceurs spécifiques de la combustion mesurées démontrent que l'impact de cette source n'est pas limité à la seule pièce munie de l'appareil et que ces concentrations sont influencées par le taux de renouvellement d'air de l'habitation. D'autre part, la détection du lévoglucosan même en l'absence de fonctionnement de l'appareil de chauffage semble indiquer un phénomène de rémanence de ce type de pollution.

Qualifiée de ''riche de résultats et d'enseignements'' par l'Ineris, cette étude doit désormais être complétée. ''Cette étude est restée limitée à quelques maisons en zones rurales pour des raisons de faisabilité et de coûts. Il est donc souhaitable de reproduire le protocole mis en œuvre pour d'autres habitations, d'autres contextes,'' explique l'Ineris.

F.ROUSSEL

 Source :Newsletter info-environnement

www.actu-environnement.com

Publicité

Publié dans Environnement

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article